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 - my mind is a safe

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MessageSujet: - my mind is a safe   31.01.16 22:58

idris hadid

I can't remember and I want it so bad. I'd shoot the sunshine into my veins, I can't remember the good old days.


nom & prénom : hadid, le nom de sa mère, la fille-mère, la honte de la famille. idris, choisi par maman, évidemment. peut-être le prénom de son père, qui sait ? il se l'est toujours demandé. âge & date de naissance : trente ans, né un 10 juin. origines & nationalité : réponse ici études & emploi : réponse ici statut civil & orientation sexuelle : célibataire, parce que pour quelqu'un qui sait décrire un sentiment en mille et un mots, idris est assez peu doué pour gérer les siens. bisexuel, après des années passées à avoir honte, honte, honte, il l'assume enfin. qualités & défauts : travailleur, passionné, sociable ; hypocrite, menteur, cynique. groupe : living in the past avatar & crédits : rami malek, @maknae // lyrics, @fob.


le massacre : il était là, avec iba, sa sœur jumelle. il se souviendra de ce jour-là toute sa vie et pourtant, il a tenté d'oublier, il a tout fait pour effacer de sa mémoire l'odeur métallique du sang et le désespoir des hurlements. il s'est saoulé jusqu'au trou noir pour apaiser la douleur et le manque, si intenses à l'adolescence. il n'était qu'un petit garçon de dix ans dont la préoccupation première était de savoir si sa sœur allait finalement accepter de lui rendre son action man, avant de se demander ce qu'ils mangeraient le soir même ou s'ils finiraient par avoir un papa, comme la plupart de leurs camarades. idris était innocent, un peu empoté, un peu ailleurs et il n'a pas compris ce qui se passait lorsque les premiers coups de feu se sont fait entendre. il n'a pas compris lorsqu'iba l'a poussé derrière un bureau renversé, il n'a pas compris lorsque son joli minois s'est tordu dans la douleur, ni quand elle s'est effondrée. iba a passé de longues minutes, peut-être des heures, il n'en sait rien, couché sous sa sœur pendant que le monde, son monde s'effondrait. sa mère ne s'en est jamais vraiment remise, et lui non plus d'ailleurs. ils se sont appuyés l'un sur l'autre, puisant dans cette douleur une urgence de vivre que peu de gens comprennent. ils ont déménagé, ils ont tâché de reprendre le cours de leur vie mais ils sont marqués tous les deux. idris a accepté la douleur, il y a trouvé son inspiration. il pense souvent à iba et lorsqu'il l'évoque, ses mains tremblent, son sourire est nerveux, ses jambes s'agitent. ils n'ont passé que dix ans de leur vie ensemble, physiquement, mais elle est toujours avec lui. et les bruits de balle, les hurlements, l'horreur aussi.


stay and play
Tout animal sociable qu'il soit, Idris aime aussi être seul. Il a besoin de s'éloigner de temps en temps, pour se retrouver, pour décompresser. Il n'est pas rare qu'il passe des jours, voire des semaines, sans sortir de son appartement, sans répondre au téléphone. Ses proches s'y sont habitués. Il est né avec un crayon dans la main, semble-t-il. Du plus loin qu'il s'en souvienne, Idris a toujours écrit. Des histoires sans importance, des histoires sans fin, des journaux intimes à en remplir des garages entiers, des nouvelles innocentes, des nouvelles plus sombres. Il a étudié la littérature à l'université mais il n'a pas terminé son cursus. Son premier roman a connu un succès inattendu et avant de s'en rendre compte, il faisait le tour du pays pour le promouvoir. Il ne s'est pas arrêté depuis. En huit ans, il a sorti six ouvrages mais depuis son dernier anniversaire, l'inspiration semble l'avoir abandonné. Il n'a pas écrit une ligne en plus de six mois, ce qui n'est pas sans inquiéter son éditeur. Il est très proche de sa mère et une partie de ses revenus lui est réservée, depuis qu'il gagne sa vie. Elle est la seule famille qu'il lui reste et ils ont traversé nombre d'épreuves ensemble, à commencer par la mort d'Iba. Idris a grandi sans père, sans sa sœur aussi et sa mère est probablement la seule personne dont il ne pourra jamais se passer. Il a quitté Lewisburg à l'âge de seize ans, lorsque sa mère est finalement parvenue à admettre qu'elle ne pouvait plus supporter de vivre dans la ville qui a vu mourir sa fille. Idris n'y est jamais retourné, jusqu'à l'automne dernier. C'était une idée de son assistante, autant pour lui permettre de respirer que pour stimuler son inspiration. Jusque-là, ça ne s'est pas avéré très efficace mais Olivia a de l'espoir et Idris lui fait confiance. Idris n'a jamais connu de vraie histoire d'amour. Il sait les écrire, il sait les décrire mais les vivre ? Ça le terrifie. Homme comme femme, ils ne restent jamais longtemps. Les seules personnes constantes dans sa vie sont sa mère et son assistante, Olivia. Il ne conduit pas, il n'a d'ailleurs jamais passé son permis. Olivia le conduit où il veut ou il prend les transports en commun. Conduire l'angoisse. Il a appris à cuisiner dès son plus jeune âge. A une époque, Iba et lui devaient se débrouiller seuls en rentrant de l'école, jusque tard dans la soirée. Leur mère travaillait beaucoup. Idris l'a toujours vue partir tôt le matin et rentrer tard le soir. Elle s'est épuisée pour offrir le meilleur à ses enfants. Lorsqu'Iba est morte, elle s'est plongée dans le travail pour oublier, ce qu'elle a regretté plus tard. Elle n'a cessé de s'en excuser mais Idris l'a pardonnée depuis longtemps. Il aime marcher, parfois pendant deux heures, sans but. Lorsqu'il a emménagé seul, Idris a adopté un chat, prénommé Tennesse en hommage à l'un de ses auteurs préférés.

ghosts that we knew
Lewisburg n'avait pas changé d'un poil. C'en était presque effrayant. Tout était comme dans ses souvenirs et pourtant Dieu seul savait qu'il avait tenté d'oublier. « I nearly forgot how wet everything feels » commenta-t-il en se frottant les mains, un vague sourire aux lèvres. Penchée sur sa tablette, Olivia ne répondit pas. Idris avait encore du mal à comprendre comment elle avait pu le convaincre de revenir ici. Sa mère et lui avaient pourtant voulu mettre cette ville derrière eux en la quittant and here he was, presque quinze ans plus tard, finalement de retour. Tout ça pour un nouveau bouquin, pour ne plus avoir son éditeur sur le dos, ni la presse d'ailleurs qui avait fini par spéculer sur l'existence même de son talent. « Liv, d'ya really think it's a good idea? » s'inquiéta-t-il en ouvrant le coffre. Peu matérialiste, Idris s'était contenté d'emmener quelques vêtements et son ordinateur, contrairement à son assistante dont les valises occupaient les trois quarts de l'espace. Elle se redressa pour le regarder et haussa les épaules. « As good as any. We kinda ran out of those a while ago, remember? » Il n'y avait nulle trace de reproche dans sa voix, il n'y en avait jamais. Elle savait le pousser sans l'oppresser, et c'était précisément la raison pour laquelle il ne l'avait pas viré, comme son prédécesseur, un type agaçant qui ne cessait de soupirer et de lever les yeux au ciel comme s'il était l'employeur mécontent et Idris, l'employé fautif. « Yeah, I know, 'm sorry » murmura-t-il, une valise dans chaque main. Olivia fronça les sourcils avant de lui offrir un sourire rassurant. « Don't worry, it's not your fault. Let's just settle here for a while and we'll see what happens, alright? » fit-elle, toujours si calme. Sa présence l'apaisait curieusement et il avait cessé d'attendre le moment où, enfin, elle finirait par l'agacer. Everybody did, sauf Olivia. Sa mère lui avait dit à plusieurs reprises que c'était précisément la raison pour laquelle il devrait la garder. Loin d'être idiot, Idris avait compris le sous-entendu mais il n'était pas prêt. Ni pour Olivia, ni pour qui que ce soit. Et après tout, elle était son assistante. Ce n'était pas parce qu'ils allaient vivre ensemble qu'ils devaient, justement, être ensemble.

La maison louée par son éditeur ne payait pas de mine. Petite mais coquette, elle n'avait absolument rien à voir avec la bicoque dans laquelle il avait grandi. Peut-être irait-il y faire un tour, un peu plus tard. Ce n'était pas nécessairement une bonne idée et il était prêt à parier que des souvenirs peu plaisants remonteraient à la surface, mais il était curieux de voir. Curieux de découvrir si une famille s'y était installée, si d'autres enfants y grandissaient, si des gens y étaient heureux. Il l'avait été, lui aussi, pendant un long moment. Bien sûr, les choses n'avaient pas été simples tous les jours, les mois s'étaient fait longs parfois et les repas, peu diversifiés ou équilibrés, mais il avait été heureux. Puis Iba était morte et leur semblant de bonheur était devenu un enfer. « You coming or what? » appela Olivia, sur le perron. Elle le regardait avec un drôle d'air, mélange d'inquiétude et de pitié. Parmi ses collaborateurs, elle était bien la seule personne qui savait ce que ce retour signifiait pour lui. New York était synonyme de succès, d'amis, de fun. Lewisburg, en revanche, n'était plus que peine et deuil dans son esprit. « I know it's hard for you » lança Liv, plus tard dans la soirée, une fois qu'ils furent installés. Elle avait pris la chambre du bas, lui laissant la plus grande, à l'étage. Leur dîner s'était résumé à un plat de nouilles, partagé devant un épisode de Game of Thrones qu'ils connaissaient déjà tous les deux. Il aimait cette tranquillité, bien plus qu'il n'aimait les festivités dont son quotidien new-yorkais était fait. Avec Olivia, Idris n'avait pas besoin de prétendre être le type le plus heureux du monde parce que tous ses livres ou presque étaient devenus des best-sellers en peu de temps. Il n'avait pas à jouer la comédie avec elle et il appréciait ça. « We don't have to stay, if you don't want to. They just need something, even just the draft of two chapters, and they'll leave you alone » reprit-elle mais ils savaient tous les deux que ce n'était pas tout à fait la vérité. Sa maison d'édition en voulait toujours plus. Même en écrivant trois livres par an, Idris n'aurait pas pu les contenter. Ils étaient persuadés d'avoir trouver leur pépite d'or en le découvrant et semblaient déterminés à profiter jusqu'au bout. C'était la seule raison pour laquelle il était là, assis sur ce canapé qui avait connu des jours meilleurs, dans une ville qui était devenue, à l'âge de dix ans, son enfer personnel. Il faudrait qu'il l'annonce à sa mère, à l'occasion, avant qu'elle ne décide de venir jusqu'à New York pour le voir. Mais pas encore, pas maintenant. Demain, peut-être, s'il trouvait les mots. Mais les mots semblaient l'avoir désertés depuis un moment.

pseudo & prénom : scarlett glasses, Julia âge & pays : bientôt vingt ans        avis sur le forum :       fréquence de connexion : quotidiennement autre :        


Dernière édition par Idris Hadid le 01.02.16 4:24, édité 11 fois
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HEART › : soon to be divorced, her heart slipt in two parts. her body laughing at her with a surprise bump.


we are the heroes of our time
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MessageSujet: Re: - my mind is a safe   31.01.16 22:58

t'es bonne

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I don't wanna be someone who walks away so easily. i'm here to stay and make the difference that I can make. Our differences they do a lot to teach us how to use The tools and gifts we got, yeah, we got a lot at stake and in the end, you're still my friend at least we did intend For us to work we didn't break, we didn't burn. We had to learn how to bend without the world caving in. I had to learn what I've got, and what I'm not, and who I am @jason mraz

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MessageSujet: Re: - my mind is a safe   31.01.16 22:59

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